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Manu Dibango s'en est allé


Manu Dibango s’en est allé

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Triste semaine pour l’Afrique et tous les mélomanes , ils pleurent le roi de la  « World  music». Ce mardi 24 mars la disparition de Manu Dibango a provoqué une onde de choc planétaire à la dimension de l’immense carrière de Papy Groove. Le Covid-19 a fait tourner une page de l’histoire de la musique africaine en emportant l’une des icônes de l’afrojazz.

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Manu Dibango laisse derrière lui une carrière immense, un rire communicatif et une vibration au saxophone légendaire.

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Emmanuel N'Djoké Dibango est un saxophoniste populaire et chanteur camerounais, connu et reconnu pour sa musique mais aussi pour son humilité. Il s’est imposé dans le monde de la musique avec son savant mélange de soul, jazz et musique africaine.

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Né le 12 décembre 1933 à Douala, il est initié très tôt à la musique par sa mère qui s’occupe de la chorale d’un temple protestant au Cameroun. C’est en France, à partir du  printemps 1949, qu’il apprend à jouer de la mandoline, du saxophone et du piano. C’est également à cette période qu’il découvre le jazz et joue ses premières notes dans les cabarets en France puis à Bruxelles.

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Manu Dibango est surtout l’auteur d'un des plus grands tubes planétaires de la musique world, "Soul Makossa" (O’boso 1972) qui est l’hymne de la 8è édition de la CANN et qui deviendra l'un de ses plus grands succès. La chanson sera plagiée par Michael Jackson  (Thriller - « Wanna Be Startin' Somethin ») et reprise par de grands noms de la musique internationale comme récemment, Rihanna (Rihanna - « Don't Stop The Music ») ou Beyoncé (Déjà Vu).

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Quelques albums phares de la discographie de Manu Dibango:

1969 : Saxy Party

1972 : O'Boso

1975 : Africadelic

1979 : Gone Clear

1983 : Mélodies africaines (vol. 1 et 2)

1986 : Afrijazzy

1989 : Negropolitaines (vol.1)

1990 : Polysonik

1992 : Negropolitaines (vol. 2)

1994 : Wakafrica

2001 : Kamer Feelin

2013 : Aloko Party

2013 : Lagos Go Slow

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Un grand s’en est allé rejoindre les virtuoses au panthéon des notes musicales. Mais au fond, ce n’est pas si grave car Manu Dibango est immortel. Du moins son œuvre.

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Comme le disent si bien les ovimbundu de l’Angola: « Le vent agite les feuilles des arbres comme la mort secoue les hommes »

Nous restons en lien avec lui à travers sa musique.

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Simon Mocong pour MiA-culture








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